
MONTRÉAL - Les statistiques démontrent que le nombre d’accidents impliquant les chauffeurs de taxi montréalais diminue depuis les cinq dernières années.
Entre 2006 et 2010, ces accidents sont passés de 434 à 372, soit une diminution de près de 15 %, selon les données de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). On évalue à 37 millions le nombre de déplacements de taxi en 2010.
Les statistiques de la SAAQ incluent les accidents légers, mortels et graves. C’est dans cette dernière catégorie qu’on note la différence la plus marquée, avec une baisse de 46 %, passant de 26 à 14.
Véhicules récents et bonne formation
Si l’industrie du taxi accueille ces statistiques avec beaucoup d’enthousiasme, ses différents acteurs ne peuvent qu’émettre des hypothèses pour les expliquer.
«Les compagnies offrent de plus en plus des formations à leurs chauffeurs pour les sensibiliser à la sécurité et l’industrie est beaucoup mieux encadrée qu’avant», a indiqué Dory Saliba, président de la section Montréal du Comité provincial de Concertation et de Développement de l’Industrie du Taxi.
«Je crois également que ça peut s’expliquer en partie par le fait que les véhicules sont plus récents qu’avant. La flotte de taxis se rajeunit. On ne compte pratiquement plus de voitures qui sont plus vieilles que cinq ans dans le réseau», a-t-il dit.
Même son de cloche du côté de Nohar Bouamama, directeur de l’école du taxi Henri-Bourassa.
«Les véhicules sont plus récents, alors plus fiables, mais nous mettons aussi beaucoup d’emphase sur la sécurité tout au long de nos formations. On fait prendre conscience aux gens de leurs limites, pour qu’ils prennent en considération la fatigue et pour qu’ils sachent combien d’heures ils peuvent travailler sans que ça devienne dangereux», a-t-il expliqué.
M. Bouamama ajoute également que les formations s’adaptent, au fil des ans, aux nouvelles technologies et nouvelles normes de l’industrie.
Les Montréalais pourraient même se sentir encore plus en sécurité lorsqu’ils emprunteront des taxis, puisque les chauffeurs devront, à compter du 1er janvier, suivre une formation continue pour être en mesure de renouveler leur permis.
Source : Agence QMI




