Bals de finissants: des coupons Cool taxis distribués |
08.05.2012

Les parents des élèves concernés recevront prochainement par la poste, si ce n'est déjà fait, le coupon Cool taxi échangeable contre un trajet en taxi auprès de plusieurs compagnies de la région. PHOTO: SYLVAIN MAYER
(Trois-Rivières) À l'approche des bals de finissants, la Sûreté du Québec offrira encore une fois cette année une solution de rechange aux jeunes qui seraient tentés de prendre le volant alors que leurs facultés de conduite sont affaiblies par l'alcool, la drogue ou la fatigue.
Un coupon Cool taxi d'une valeur de 5 $ sera en effet distribué à 1300 parents des finissants de toutes les écoles secondaires de Shawinigan, Victoriaville et Sainte-Geneviève-de-Batiscan. «C'est un produit intéressant qui permet de ramener les jeunes en toute sécurité. Évidemment, les parents sont invités à investir le reste de la somme pour un trajet en taxi jusqu'à leur domicile. On sait que les parents vont dépenser des centaines de dollars pour les bals de finissants. Je ne crois pas que 20 ou 25 $ de plus fera une grosse différence, surtout qu'il permettra aux parents de se rassurer», a indiqué l'inspecteur-chef, Yves Guay, commandant de la Sûreté du Québec, district Mauricie-Centre-du-Québec.
Ce projet, qui a été réalisé en partenariat avec la Commission scolaire Chemin-du-Roy, la Commission scolaire de l'Énergie, la Commission scolaire des Bois-Francs, le Séminaire Sainte-Marie et le Collège Clarétain à Victoriaville, vise 10 écoles secondaires. Les parents des élèves concernés recevront prochainement par la poste, si ce n'est déjà fait, le coupon Cool taxi échangeable contre un trajet en taxi auprès de plusieurs compagnies de la région. Il sera possible de se procurer d'autres coupons Cool taxi dans les dépanneurs Couche-tard, les succursales de la Banque nationale et les pharmacies Familiprix.
Source : Lapresse.ca
Une option pour sauver les vies |
08.05.2012
Dans le but de prévenir les accidents lies à l’alcool au volant chez les jeunes, la Sûreté du Québec (SQ) du district de la Mauricie et du Centre-du-Québec enverra une lettre de sensibilisation à 1300 parents des finissants du territoire ainsi qu’un coupon Cool Taxi prépayé par la SQ au montant de 5 $.
Les dix établissements visés par cette démarche sont les écoles secondaires de la ville de Shawinigan, de la ville de Victoriaville et de Sainte-Geneviève-de-Batiscan.
«Malheureusement, nous ne pouvions pas envoyer la lettre à toutes les écoles», explique le commandant Yves Guay.
À l’aube de la tenue des bals des finissants, ce projet se veut une alternative sécuritaire aux jeunes qui seraient tentés de rentrer à la maison avec les facultés affaiblies.
«C’est une option pour sauver les vies de nos jeunes. Nous savons que ce ne sont pas eux qui achètent les coupons Cool Taxi, c’est pourquoi nous nous adressons directement aux parents. En ajoutant environ 20 $ sous forme de coupon à celui de 5 $ que nous leur envoyons, le trajet sera complet jusqu’au domicile et permettra aux parents de les rassurer un peu», soutient M. Guay.
Par ailleurs, les étudiants seront informés de la situation puisque les policiers des 11 postes de la SQ du territoire présenteront des conférences dans la majorité des classes de cinquième secondaire. Des simulations seront aussi réalisées avec les partenaires des services d’urgence.
L’an dernier, plus de 10 000 $ sous forme de coupons Cool Taxi avaient été remis. Les coupons sont disponibles dans les dépanneurs Couche-tard, dans les succursales de la Banque Nationale et les pharmacies Familiprix.
Des chiffres évocateurs
- En Mauricie et au Centre-du-Québec, les conducteurs de 16 à 24 ans représentaient le quart des personnes arrêtées pour conduite avec capacités affaiblies en 2011
- Les jeunes conducteurs québécois âgés de 16 à 24 ans représentent 10% des titulaires de permis de conduire et sont impliqués dans 25% des accidents
- Dans le cas d’un accident mortel impliquant un jeune conducteur, l’alcool est en cause dans 44% des cas et la vitesse dans 50% des cas, selon les données de la Société de l’assurance automobile du Québec
Source : L’Hebdo Mékinac des Chenaux
Dangereux, le métier de chauffeur de taxi? |
08.05.2012

Mario Paul Hus, président de la Coop de taxi de Sorel-Tracy.
SOREL-TRACY - La vidéo du chauffeur de taxi, qui a roulé sur une personne à Montréal alors que sa voiture était encerclée de jeunes, a fait le tour du monde. Ce chauffeur de taxi a été détenu pendant quatre jours à la suite des faits survenus dans la nuit du dimanche 29 avril.
Dans la région, la situation est quelque peu différente. S’il arrive des incidents de part et d’autre, ils sont vite réglés. Même que ni le président de la Coop taxi Mario Paul Hus, ni le directeur Alain Tessier, ne considèrent leur travail comme dangereux.
«En 38 ans de carrière, il ne m’est jamais arrivé un incident de la sorte. Quand j’embarque quelqu’un de soûl ou de désagréable, ce n’est pas bien long d’habitude. Soit il se calme, soit il débarque. Je ne m’obstine plus avec ces gens. Si on commence à s’obstiner avec eux, on n’aura pas le dessus, ça ne donne rien», témoigne M. Tessier, en ajoutant que la plupart des conflits débutent par une question d’argent.
À l’instar de son collègue, Mario Paul Hus avait un tempérament plus bouillant autrefois, ce qui a toutefois changé.
«Avant, je prenais le temps de m’obstiner avec les clients pour des questions monétaires. Ça ne donne plus rien de les chercher, je l’ai réalisé avec le temps. Pour le chauffeur à Montréal, il paraît que c’est parti d’une altercation dans le taxi. Ça ne sert à rien de se «pogner» avec le client», souligne-t-il.
Une ombre au tableau
Il y a quelques mois, un chauffeur de taxi a été agressé à Sorel-Tracy. Un individu a pointé un objet dans son cou et a subtilisé son argent. Cet événement a beaucoup fait jaser à la Coop le lundi.
«J’ai vu que des gars en parlaient le lundi. C’est malheureux et très regrettable, il y a des petits incidents ici et là, mais des événements majeurs comme ceux-là sont plus rares. Notre travail est beaucoup plus sécuritaire qu’à Montréal», explique M. Tessier.
Une belle vague de solidarité
Lorsque Guercy Edmond, le chauffeur de taxi de Montréal, a été remis en liberté, ses collègues montréalais se sont rués en face du palais de justice de Montréal pour le soutenir.
Cet appui de masse de la communauté des chauffeurs de taxi a retenu l’attention de messieurs Paul Hus et Tessier.
«À Sorel, s’il arrive quelque chose, on est solidaire également. Un truc comme il s’est produit à Montréal pourrait arriver aussi le 31 décembre au soir par exemple, où il manque de taxis et que les gens s’impatientent. C’était beau de les voir solidaires», relate M. Paul Hus.
Être chauffeur de taxi est tout de même un métier fort intéressant, croit-il. «Il y a plus de bons côtés que de mauvais côtés. C’est un très beau travail.»
Source : Hebdos régionaux.ca
Homme abattu par la police à Saint-Félicien |
07.05.2012
Son voisin témoigne
Leur courageuse discussion avec leur voisin intoxiqué, menaçant et armé n'aura pas réussi à sauver la vie de Frédérick Guay abattu par un policier de la Sûreté du Québec (SQ) dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Félicien au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Vers 22 h 30, les frères Mario et Réjean Lavertu écoutaient paisiblement la télévision quand ils ont entendu quelqu'un cogner à la porte.
« Mon frère a vu Frédérick, que l'on connaissait, a raconté Réjean Lavertu au chroniqueur judiciaire Claude Poirier, lundi. Il était gelé ben dur. Il a ouvert la porte, il n'avait pas vu le gun, une 410 coupée. Il voulait notre voiture. Mon frère ne voulait pas. On a réussi à le contrôler, à le désarmer. »
M. Lavertu a dissimulé l'arme et entamé avec Frédérick Guay une conversation qui lui a paru interminable.
« J'ai pris son gun, je l'ai mis derrière la table pour qu'il ne le voie pas, a dit Réjean Lavertu. Nous nous sommes assis. Il a dit : “Si vous ne me donnez pas la voiture, je vous tue tous les deux!” Mon frère et moi avons cherché une diversion. Nous voulions le faire partir. Nous avons parlé de sa mère qui se meurt d'un cancer. Il a dit qu'il allait se tirer, qu'il était écœuré. »
Démons et passé criminel
Les deux frères ont tenté de raisonner leur voisin de 35 ans en crise. Guay, hanté par les démons de la dépendance à l'alcool et à la drogue, traînait un passé criminel. Il aurait notamment été reconnu coupable de menaces de mort et de voies de fait armées.
« J'ai offert de lui appeler un taxi, a expliqué M. Lavertu. Il était d'accord, mais quand le taxi est arrivé, il a voulu ravoir sa 410. Il voulait me donner un coup de poing au visage. On l'a repoussé. Son arme n'avait pas de cran de sécurité, elle était chargée ben dur. Je l'ai déchargée. Il m'a arraché l'arme des mains. Mon doigt saignait. »
Frédérick Guay est sorti de la maison des Lavertu pour s'engouffrer dans le taxi, mais le chauffeur remarquant le comportement étrange de l'homme, lui a refusé l'accès au véhicule et a appelé les policiers.
« Le gars du taxi a vu qu'il n'était pas normal. Nous ne pouvions pas appeler la police. Il m'a dit qu'il avait encore des balles chez lui, et que si je le dénonçais, il allait nous tirer par la fenêtre en sortant de prison », a soutenu Réjean Lavertu.
« J'ai eu très peur »
Les deux hommes ont eu la frousse de sa vie. « J'ai eu très peur, je n'ai pas dormi de la nuit. Quant à mon frère, il était tellement brûlé qu'il est allé se coucher », a dit M. Lavertu.
Ce qui s'est passé entre le moment où le chauffeur de taxi a appelé les secours et celui où il a été abattu par la police demeure nébuleux.
Les policiers de la SQ auraient tenté de raisonner Frédérick Guay qui se montrait agressif envers les agents. Il aurait pointé son arme en direction des policiers, et l'un d'eux se sentant menacé l'aurait atteint mortellement.
C'est le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) qui a été mandaté pour faire la lumière sur cette intervention policière où il y a eu mort d'homme puisqu'un policier de la Sûreté du Québec a été impliqué.
Source : Canoë.ca
LE TAXI, UN VÉHICULE À RÊVER |
07.05.2012
« Help taxi ! » Ca vient de Paris à Bamako, de New York à Beyrouth. Vous avez peut-être pris, vous les taxis du monde, un client nommé Eric Chesnais. Car si vous l’avez pris en voiture, il vous a pris aussi en photo. Ce Parisien travaille dans l’univers du luxe et voyage dans le monde entier… aussi à bord de taxis, qu’il a pris en photo. Help taxi ! Regard décalé d’un collectionneur amusé. Entretien.
RFI: Est-ce une aventure de prendre un taxi?
Eric Chesnais : Oui, c’est toujours une aventure parce qu’en fait, il y a une part d’inconnu et intéressante. On monte dans le taxi et on ne connaît forcément pas le chauffeur, ou alors c’est une exception. On ne connaît pas le véhicule. Donc à chaque fois, on est surpris et c’est ce que j’aime dans le taxi.

RFI : Vous aimez causer ?
E.C. : Pas toujours (rires).
RFI : Un taxi, est-ce plus qu’une voiture ?
E.C. : C’est beaucoup plus qu’une voiture parce que le charme et l’intérêt du taxi, c’est qu’on est passager. Et donc la vie est facile. On n’a pas le stress de la conduite et on voit la ville de façon complètement différente. On est à l’arrière. Ce que je trouve bien, c’est qu’à la fois on a une proximité avec le chauffeur et puis une grande distance, donc on peut vraiment vivre notre vie à l’intérieur de la voiture, à l’intérieur du taxi, de façon très différente d’un voyage lorsqu’on est chauffeur.
RFI : Un taxi, c’est un peu un monde en soi. Dans toutes les villes du monde, à quelques exceptions près, à quelques virgules près, taxi, c’est toujours le même mot. En même temps, une voiture de taxi ne ressemble jamais à une autre voiture de taxi en fonction des villes où vous vous trouvez.
E.C. : C’est ce que j’ai découvert en faisant ce livre, en prenant ces photos, c’est qu’il y a un référent commun. Des taxis il y en a partout dans le monde et c’est écrit à peu près partout pareil. En regardant d’un peu plus près, on s’aperçoit que les voitures sont différentes. On connaît forcément les new-yorkais, les londoniens. Après on s’aperçoit que chaque pays, chaque capitale, a sa propre identité en termes de couleur, en termes de graphisme. On a des choses très marrantes. Par exemple à Beyrouth, on a des taxis qui s’appellent Dream taxi, Speed taxi, Home taxi, donc on peut avoir beaucoup de variétés. Voilà pour l’aspect extérieur. Sur l’aspect intérieur, tout dépend du chauffeur.
RFI : Il peut y avoir des gris-gris. Il peut y avoir comme cela des petites choses de la vie, de sa propre vie personnelle, mais aussi de la vie de la ville ?

E.C. : On a un peu de la personnalité du chauffeur dans le taxi au travers des gris-gris, au travers des photos qui peuvent être sur le tableau de bord. Ce matin, j’ai pris le taxi et il y avait une petite poupée sur le tableau de bord. J’imagine que c’est un jouet que son enfant a laissé dans la voiture et qui lui fait plaisir parce que ça lui rappelle son enfant. Au travers de ces petits détails, on a vraiment un clin d’œil, un aperçu de la personnalité du chauffeur.
RFI : En 2008, vous avez commencé ce travail photographique dans les taxis du monde. Comment est venue cette idée de vous dire, je vais photographier tous les taxis que je prends ?
E.C. : Au départ, je n’avais pas une idée très arrêtée. Il se trouve que je voyage beaucoup, que je prends beaucoup de taxis et beaucoup de photos sur des thèmes très différents. A Beyrouth, j’avais vu justement ces taxis marrants avec leurs panneaux lumineux qui étaient très identifiants et très différenciés les uns des autres. Donc c’est là que j’ai commencé cette série mais sans arrière pensée. Après je me suis aperçue qu’il y avait un vrai sujet, qu’il y avait une vraie matière en continuant mes voyages. J’ai continué à prendre des photos tantôt à Shanghai, tantôt à Bucarest, tantôt à Berlin. Du coup, j’ai vu qu’il y avait un vrai effet de séries et qu’il y avait moyen de jouer entre les photos.
RFI : Dans votre livre, il y a des voitures formidables parce qu’on est à Cuba : ce sont les vieilles américaines. Quelles sont les plus extraordinaires photos des taxis que vous ayez pris ?

E.C. : A Cuba, ce sont les plus beaux parce qu’il y a une diversité exceptionnelle : on passe d’une Chevrolet rose à une Cadillac verte, en passant par une DS noire. Donc on a toute l’histoire automobile. Et puis c’est surprenant parce qu’on voit souvent des taxis en réparation. Dans le livre, on a beaucoup de photos. On voit des taxis avec le capot ouvert et le chauffeur en train de réparer la voiture, ce qui est quand même assez peu habituel. C’est vrai que je pense aux taxis de la Havane qui sont particulièrement intéressants. Je citerai aussi les taxis de Bamako [Mali, Ndlr] qui sont intéressants parce qu’ils sont jaunes, souvent des vieilles Mercedes et puis à l’intérieur, le chauffeur aussi a envie de personnaliser. Il y a rarement de la climatisation. Et du coup, on a vraiment un objet jaune qui se fond dans le paysage qui est déjà plein de couleurs.
Source : rfi