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Dossier
de presse

Jeune homme écrasé par un taxi: le chauffeur accusé | 30.04.2012

En huit ans au volant d'un taxi à Montréal, il est arrivé «souvent» à Guercy Edmond de voir des clients prendre la fuite sans payer leur course lorsque arrivés à destination. Une fois, l'un d'eux lui a même volé son sac contenant les recettes de la journée, selon sa femme, Yvette Fatal, rencontrée en marge de la comparution de l'homme de 47 ans, lundi.

Le chauffeur de taxi, qui est père de deux adolescents, est atterré par ce qui lui arrive, selon ses proches. Il se perçoit comme une victime. Lorsqu'il a téléphoné à sa famille dimanche, alors qu'il était détenu au poste de police, sa voix était tellement «basse» que sa femme avait de la difficulté à l'entendre.

«Il ne se sentait pas bien. Il m'a dit qu'il avait eu un accident», raconte Mme Fatal, elle-même fortement ébranlée par les accusations criminelles portées contre son mari. À son avocat, Me Yves Vaillancourt, M. Edmond a précisé qu'il avait été «attaqué».

Tôt dimanche matin, le chauffeur de taxi a roulé sur un homme qui venait de vandaliser sa voiture. Hier, il a été formellement inculpé de quatre chefs d'accusation de voies de fait graves, de conduite dangereuse causant des lésions corporelles, de délit de fuite et de voies de fait armées au palais de justice de Montréal.

Le couple originaire d'Haïti a immigré au Québec il y a 21 ans. Avant de devenir chauffeur de taxi, M. Edmond a travaillé dans une manufacture. Il a aussi entrepris des études de programmeur-analyste en informatique, qu'il n'a pas terminées.

Il «louait» le permis d'un autre chauffeur

Comme chauffeur, il travaillait souvent la nuit, régulièrement pour plus de 12 heures par jour, selon sa femme. Employé par l'entreprise Taxi Champlain, il n'était pas le propriétaire de la voiture. Il «louait» le permis d'un autre chauffeur. «C'était un très bon conducteur. Je n'ai jamais eu de problème avec lui ni reçu de plaintes de clients», a dit àLa Pressele propriétaire du permis, Arnold Joseph.

M. Joseph a tenu à assister à la comparution d'hier avec sa femme et son fils pour offrir son soutien à la femme de l'accusé. «C'est un malheureux incident. Je suis désolé pour la famille de la victime», a souligné le fils de

M. Joseph, Steven.

La poursuite s'est opposée à ce que M. Edmond, détenu depuis dimanche, recouvre la liberté. Il restera en prison au moins jusqu'à son enquête sous caution, demain. Il n'a pas d'antécédents judiciaires.

Des images insoutenables

La scène, qui a été filmée par au moins deux personnes qui ont diffusé les images sur YouTube, s'est déroulée vers 4h dans la nuit de dimanche, à l'angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Rachel.

Un conflit a éclaté entre le conducteur du taxi et un groupe qu'il aurait fait monter à bord ou qui souhaitait le faire. On ne sait trop pour quelle raison, le chauffeur aurait à un moment foncé sur un des jeunes et percuté le mur d'un commerce du coin en ne touchant personne.

Mais il aurait alors mis le feu aux poudres, et le groupe en colère s'est déchaîné sur le taxi, en le frappant à coups de poing et de pieds. Un jeune est même monté sur la voiture pour sauter sur le toit à pieds joints.

Le conducteur a alors tenté de fuir, et un des jeunes s'est jeté sur son capot pour ensuite glisser sous la voiture. Celle-ci a roulé sur le jeune homme de 23 ans. Sur une vidéo, on voit très bien la voiture bondir à deux reprises lors du passage des deux roues sur le corps.

Le taxi a ensuite quitté les lieux, pourchassé par le groupe d'agresseurs en colère.

La victime, Benoît Kapelli, 23 ans, a subi de graves blessures, mais son état de santé est jugé stable. Lorsqu'il sera en meilleure forme, il pourrait être accusé de méfait sur la voiture taxi. Un de ses amis a d'ailleurs été arrêté, puis libéré après la signature d'une promesse de comparaître. Il sera ultérieurement accusé de méfait.

Sur une deuxième vidéo, insoutenable, on voit la victime en très gros plan se faire rouler sur la tête, et demeurer consciente dans les instants qui suivent, pendant que ses amis et des passants tentent de le secourir en attendant les ambulanciers.

Source : Lapresse.ca

UN CAS DE LÉGITIME DÉFENSE ? LES CHAUFFEURS DE TAXI NE BLÂMENT PAS LEUR COLLÈGUE | 30.04.2012

Tous les chauffeurs de taxi de Montréal ont vu la vidéo de leur collègue qui a roulé sur un jeune homme de 23 ans à la sortie des bars, dimanche matin.

L'arrestation de Guercy Edmond les a consternés. TVA Nouvelles est allé à la rencontre de beaucoup d'entre eux. Ils sont convaincus que ce n'était pas intentionnel. Selon eux, le chauffeur n'a pas délibérément foncé sur l'homme en question.

«Je pense qu'il a paniqué. Il a voulu s'enfuir pour sortir du guet-apens», a déclaré Charles, qui connaît l'accusé et conduit des taxis depuis douze ans dans la métropole.

Lui-même a déjà eu une violente altercation avec des clients. «Et moi, j'ai pris la poudre d'escampette. Je n'ai même pas attendu la police parce qu'ils m'ont blessé et ils ont brisé mon compteur», confie-t-il.

Même analyse du côté de Pierre Thomas qui a aussi côtoyé Guercy Edmond: «Ce n'est pas un gars qui est dangereux. Peut-être qu'il essayait de s'enfuir pour se défendre, pour s'en sortir.»

Pour autant, personne n'excuse le geste du chauffeur.

Il y a 10 000 chauffeurs de taxis à Montréal. Chaque année, une cinquantaine d'entre eux sont impliqués dans un événement avec violence, comme un vol qualifié.

«Le chauffeur de taxi est seul dans la voiture et il n'a aucune arme pour se défendre», précise Benoît Vallée, porte-parole de l'industrie du taxi.

Ces hommes et ces femmes ne reçoivent pas de formation pour assurer leur sécurité lors d'un conflit avec un client.

Source : TVA Nouvelles.ca

Jeune homme blessé par un taxi : quatre accusations contre le chauffeur | 30.04.2012

 

Des amis du jeune homme fauché par le taxi lui viennent en aide. Ces images ont été captées par un citoyen qui assistait à la scène de sa fenêtre.

Un chauffeur de taxi qui aurait gravement blessé un homme de 23 ans en roulant sur lui avec son véhicule, dans la nuit de samedi à dimanche, a été officiellement accusé.

Guersy Edmond a comparu lundi après-midi au palais de justice de Montréal. Quatre chefs d'accusation sont portés contre lui :

  • Voies de fait graves
  • Voies de fait armées
  • Délit de fuite causant des lésions
  • Conduite dangereuse

L'avocat de M. Edmond n'ayant pas eu le temps de prendre connaissance de toute la preuve, la comparution pour requête de remise en liberté a été reportée à mercredi.

L'incident s'est produit à la sortie des bars, à l'intersection des rues Rachel et Saint-Laurent.

D'après les images de la scène captées par un citoyen, un groupe de jeunes hommes se disputaient avec le chauffeur du taxi et s'en prenaient à son véhicule. Le taxi semble alors avoir fauché le jeune homme.

Le chauffeur a ensuite quitté les lieux, poursuivi par les amis de la victime.

L'homme a été transporté à l'hôpital dans un état grave, mais il est toujours en vie.

Outre le chauffeur du taxi, des accusations pourraient aussi être portées contre au moins une des personnes impliquées dans l'incident.

Source : Radio-Canada.ca

Comparution du chauffeur de taxi enragé | 30.04.2012

(Cogeco Nouvelles) - Le chauffeur de taxi impliqué dans une altercation avec un groupe de jeunes au terme de laquelle un homme de 23 ans a été écrasé par son véhicule dimanche matin à Montréal, doit comparaître lundi après-midi.

Mis en ligne le lundi 30 avril 2012 dans Dutrizac avec Louis Lacroix

« Il pourrait faire face à des accusations d'agression armée et de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles», a expliqué Raphaël Bergeron, porte-parole du SPVM.

Les images de l'incident, filmées par plusieurs témoins, montrent la voiture taxi rouler sur le corps de la victime qui a subi de graves blessures.

« Je n'étais pas dans sa tête, mais je pense qu'il a perdu la boule. Il était complètement frustré », a quant à lui noté Jonathan Himsworth, témoin de la scène.

« Je leur avais dit de se tasser et de ne pas rester là, a ajouté celui qui réside tout près des lieux du crime. Il y avait une escalade de violence. »

Une altercation, survenue à l'intérieur du taxi, pourrait être à l'origine de cet événement malheureux.

Source : 985fm.ca

Manque de courtoisie et autres plaintes : les chauffeurs de taxi renvoyés sur les bancs d'école | 30.04.2012

Daniel, chef cuisinier, n’a pas apprécié le manque de civisme d’un chauffeur de taxi.
 

Ciblés par plus de 600 plaintes par année, tous les chauffeurs de taxi de Montréal devront retourner sur les bancs d'école pour réviser les rudiments de leur métier dès l'automne.

Il était plus de temps qu'une telle mesure soit mise de l'avant, estime Pierre Boyer, chauffeur de taxi à Montréal depuis 33 ans.

« À l'école, ils (les chauffeurs) vont apprendre comment faire, apprendre le savoir-vivre. On ne trouve plus ça chez les chauffeurs », lance-t-il.

Tous les jours, il dit être témoin de geste qu'il juge indigne d'un « vrai » chauffeur de taxi. « Ils refusent la madame avec des paquets ou ne veulent pas aller dans la valise mettre les paquets. Ils n'ont pas le droit de faire ça. Il y en a plein qui le font », déplore-t-il.

Bon an, mal an, les chauffeurs de taxi de la métropole font l'objet de quelque 600 plaintes, dont le tiers est lié au manque de courtoisie.

Altercations entre chauffeurs, refus de prendre certains clients et choix d'un itinéraire plus long que nécessaire, les raisons de porter plainte ne manquent pas.

Nouvelle formation

Leur diminution « est certainement quelque chose que l'on vise avec cette nouvelle formation et notamment de pouvoir consacrer un nombre d'heures additionnelles sur le service à la clientèle. Un sourire ne coûte pas si cher », fait valoir Jacqueline Leduc du Bureau du taxi de Montréal.

L'implantation de ces cours se fera graduellement dès l'automne. À compter de 2014, l'ensemble de 11 000 chauffeurs devra suivre l'équivalent de deux jours de cette formation pour renouveler leur permis de conducteur de taxi, et ce, tous les deux ans.

En cours d'élaboration, la formation vise à remémorer les rudiments de la conduite de taxi aux conducteurs, mais aussi à fidéliser leur clientèle.

Outre sensibiliser les chauffeurs à l'importance de la courtoisie, la formation les familiarisera au travail avec des clientèles spécifiques, explique Mme Leduc. « Ils pourront développer des habiletés particulières pour transporter des personnes handicapées et des personnes âgées par exemple », continue-t-elle.

Un volet à propos du transport des touristes et un autre au sujet de la conduite verte seront également au programme.

Selon Mme Leduc, il s'agit pour les chauffeurs de s'approprier d'autres marchés et d'aller chercher de nouveaux revenus.

Le manque de courtoisie, un problème fréquent

« Il n'a pas à dire ça à un client. J'ai été blessé. S'il l'a fait avec moi, il le fera avec d'autres aussi », s'exclame Daniel, après avoir vécu une mauvaise expérience auprès d'un chauffeur de taxi de Montréal bien peu courtois à son égard.

Arrivé au pays depuis à peine une semaine, il est monté dans un taxi samedi matin en donnant l'adresse d'une synagogue.

Après quelques minutes dans la voiture, « le chauffeur m'a dit avec haine : ″ c'est un quartier juif, ça. Vous êtes juif ? Vous tuez beaucoup d'Arabes ! ″ », relate Daniel.

Surpris et blessé à la fois, il raconte lui avoir répliqué « vous ne pouvez pas me parler comme ça ». Puis, il a exigé de sortir du taxi sur-le-champ. Il a complété son trajet à pied.

« Il est parti très vite pour ne pas que je prenne son numéro de taxi en note et porte plainte », conclut-il.

Hormis cette histoire, il insiste n'avoir eu que de bonnes expériences avec d'autres chauffeurs de la métropole.

Plaintes multiples

Les raisons pour porter plainte contre un chauffeur de taxi abondent, indique Jacqueline Leduc du Bureau du taxi.

« Il y en a une panoplie. Plusieurs refusent de faire de courtes courses. Certains continuent de parler au téléphone lorsqu'ils sont avec des clients. D'autres ne sortent pas pour mettre les bagages de leurs clients dans le coffre de leur voiture », cite-t-elle en exemple.

Plaintes reçues en 2011

115 - chauffeur n'ayant pas été courtois avec un client

49 – chauffeur n'ayant pas agi avec courtoisie auprès des autres chauffeurs

36 – chauffeur n'ayant pas adopté une conduite empreinte de dignité ou de civisme

36 – chauffeur n'ayant pas emprunté l'itinéraire le plus direct

35 – chauffeur n'ayant pas offert une conduite sécuritaire

33 – chauffeur ayant réclamé un prix autre que celui prévu aux taux et tarifs

30 – chauffeur ayant transgressé le Code de la Sécurité routière

29 – problématique reliée aux postes d'attente

25 – chauffeur refusant d'effectuer une course

24 – chauffeur laissant monter un client à moins de 60 mètres d'un poste d'attente

Source : 24H Montréal

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